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K2 : Sujets de dissertation pour s’entrainer et réviser

lundi 16 mars 2020, par Sandrine

Voici quelques sujets afin de vous entraîner dans ces 4 semaines de révisions :

Sur le récit bref :

1) Alain Montandon écrit dans son livre Les Formes brèves(2018) :
 
« Qu’elle soit forme de plaisir (…) ou écriture subversive qui dans son raccourci met en cause et le fond et les formes, la forme brève détourne, contredit, oppose et ouvre une alternative aux systèmes en place. »
 
2) Gérard Dessons écrit dans son livre La Voix juste. Essai sur le bref(2015) :
 
« … le bref désigne dans les discours ce qui ne peut être ni « allongé », ni même « raccourci », et encore moins transposé, parce qu’il s’agit chaque fois de l’inscription singulière d’un sujet dans son discours. »
 
 
3) Daniel Grojnowki, dans son livre Lire la nouvelle(1993), souligne ce qui fait à ses yeux l’intérêt du récit bref :
 
« Ce qui séduit, c’est l’appréhension d’une histoire irrémédiablement achevée peu de temps après qu’on l’a commencée. Tout ce qui est arrivé est relaté en ces quelques pages qui ne laissent attendre nulle péripétie supplémentaire. Le récit bref forme à lui-même un univers clos, autonome, un microcosme événementiel. »

4) L’écrivain Pierre Mertens, dans son livre Pour la nouvelle(1990), écrit :
 
« Nous pouvons oublier de multiples épisodes d’un roman qui nous a, cependant, bouleversés. La nouvelle, non : elle se révèle infiniment mémorable. (…) Parce que « c’est plus court » ? Mais non : parce que c’est, au sens propre, saisissant. »
 
5) L’universitaire François Kerlouégan écrit dans un livre consacré à Maupassant :
« … le réalisme s’ancre dans un lâcher-prise, une confiance dans le réel, alors que la nouvelle est un genre de récit qui, par excellence, reformule le monde dans une forme hypersignifiante. D’un côté, donc, l’ambition de capter le frémissement de l’existence sensible implique une forme souple et fluide. De l’autre, la forme même de la nouvelle dessin un espace formel, abstrait, une « géométrie narrative » dont la rigueur semble hostile au réalisme de la sensation. »

6) Le critique russe Boris Eichenbaum écrit dans « Sur la théorie de la prose » :
« Dans le roman, une certaine pente doit succéder au point culminant, tandis que dans la nouvelle, il est plus naturel de s’arrêter au sommet que l’on a atteint. »

7) ’universitaire Federico Bravo écrit dans son article « Stylistique des formes brèves », Littéralitén°5, « Figures du discontinu », 2007, p. 18-34 :
« …pour paradoxal que cela puisse paraître, la brièveté n’est pas le trait constitutif et permanent de toutes les formes qu’on a coutume d’appeler brèves : le bref favorise le concis, mais n’empêche pas le prolixe ; il ressortit souvent au procédé de la condensation, mais n’interdit pas l’amplification : si le bref en dit long, ce n’est pas parce qu’il dit plus mais parce qu’il dit autrement. »

Sur la Représentation :

1) Nathalie Sarraute, Roman et réalité (1959) : « La réalité, pour [l’écrivain], c’est l’inconnu, l’invisible. C’est ce qu’il lui semble être le premier, le seul à voir ; ce qui ne se laisse pas exprimer par les formes connues et déjà utilisées. Mais ce qui exige pour se révéler un nouveau mode d’expression, de nouvelles formes. »

2) Philippe Forest, tirées de Le Roman, le réel (1999) : « Quelque chose manque dans le tissu de la « réalité » qui, de proche en proche, se détricote pour prendre une apparence de haillons. Quelque chose y fait défaut et ce quelque chose est bien sûr le « réel » dont le roman ne va pas se contenter de déplorer l’absence, le manque, mais qu’il va s’employer, dans la mesure de l’impossible, à approcher de ses mots. »

Sur l’oeuvre littéraire, ses propriétés, sa valeur :