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Bibliographie pour l’année 2019-2020 en K2

mardi 9 juillet 2019, par Sandrine

Conseils de lecture en vue de l’entrée en khâgne
Concours A/L 2020 : Ulm-Lyon-Chartes

I. Programme de l’année

Le programme comprend deux axes et trois questions :

* Domaine 1
- Le récit bref
* Domaine 2
- La représentation littéraire
- L’œuvre littéraire, ses propriétés, sa valeur

II. Lectures obligatoires

N.B. : Toutes ces lectures doivent se faire crayon en main (commencez à constituer des fiches) : repérez les passages essentiels en lien avec les axes du programme ; relevez les citations utiles ; formulez et notez les échos que vous constatez entre ces textes.

1. Ce programme s’accompagne d’un choix de quatre œuvres qui seront étudiées au cours de l’année, et que les élèves doivent impérativement lire durant l’été. Se procurer les éditions officiellement mises au programme.

a) La Fontaine, Fables, livres 1 à 6, Le Livre de Poche, Classiques, éd. J.-C. Darmon, 2002,
p.63-201, ISBN : 9782253010043.
b) Maupassant, La Maison Tellier. Une partie de campagne et autres nouvelles, Folio classique, éd. L. Forestier, 1995, ISBN : 9782070394012.
c) Henri Michaux, La Nuit remue, Poésie / Gallimard, 1987, ISBN : 9782070324385.
d) Nathalie Sarraute, Tropismes, Les Éditions de Minuit, coll. « Double », 2012, ISBN :
9782707321466.

2. N’oubliez pas de lire, quand ils existent, les préfaces, dossiers et autres textes de présentation accompagnant les œuvres elles-mêmes. Ils sont écrits par des spécialistes, et constituent souvent un très bon point de départ pour l’étude des œuvres.

III. Quelques pistes pour des lectures complémentaires.

Cette bibliographie constitue une première approche avant la rentrée. D’autres lectures vous seront suggérées au fil de l’année par vos professeurs.

A. Sur les œuvres du programme

a) La Fontaine :
• On peut lire les Contes, éd. J.-P. Collinet, GF Flammarion, 1980, pour un autre genre de « récit bref ».
• On peut compléter l’édition du programme avec celle de Marc Fumaroli, Livre de poche, « Pochotèque », 1997, contenant une notice pour chaque fable.
• On peut commencer à consulter quelques ouvrages critiques comme :
◦ Déborah Blocker, Premières leçons sur les Fables, PUF, « Major bac », 1996.
◦ Emmanuel Bury, L’Esthétique de La Fontaine, SEDES, 1996.
◦ Patrick Dandrey, La Fabrique des Fables, Klincksieck, 1991.

b) Maupassant :
• On peut lire d’autres contes et nouvelles de Maupassant : le choix est vaste, voir cette page : http://www.maupassantiana.fr/Oeuvre/Contes_et_Nouvelles.html
• On peut se remettre en mémoire les principes de l’esthétique naturaliste avec Colette Becker, Lire le réalisme et le naturalisme, Armand Colin, « Lettres sup », dernière édition 2005.
• On peut lire un peu de critique, par exemple :
◦ Mariane Bury, La Poétique de Maupassant, Paris, SEDES, 1994 (épuisé, à consulter en bibliothèque)
◦ Louis Forestier, Boule de suif et La Maison Tellier de Guy de Maupassant, Gallimard, « Foliothèque », 1995.

c) Michaux :
• On peut lire d’autres œuvres parmi les plus connues de Michaux notamment Ecuador (1929), Un barbare en Asie (1933), Plume et Lointain intérieur (1938)
• On peut étudier l’édition parascolaire de Nathalie Beauvois, La Nuit remue, La Bibliothèque Gallimard, texte et dossier, 2002, qui contient de nombreux commentaires.
• On peut consulter en bibliothèque un peu de critique :
◦ Raymond Bellour, Lire Michaux, Gallimard, coll. "Tel", 2011.
◦ Jean-Michel Maulpoix, Michaux passager clandestin, Seyssel, Champ Vallon, 1984.

d) Sarraute, Tropismes :
• On peut lire d’autres récits de Nathalie Sarraute en essayant de distinguer ce qui relève du court roman, du récit fragmentaire, etc., par exemple Martereau (1953), Le Planétarium Paris, (1959), Les Fruits d’or (1963).
• On retrouvera dans son théâtre des thèmes proches de ceux qui sont abordés dans Tropismes : voir notamment Pour un oui ou pour un non (1982).
• On se remettra en mémoire l’esthétique du Nouveau Roman à l’aide textes théoriques de Sarraute elle-même : L’Ère du soupçon, Gallimard, Essais, 1956, multiples rééditions ; mais aussi Pour un Nouveau Roman d’Alain Robbe-Grillet (1963) et, pour celles et ceux qui se sentent vraiment l’âme aventureuse, Problèmes du Nouveau Roman de Jean Ricardou (1967).

B. Textes hors programme

L’exercice de la dissertation demande de pouvoir mobiliser des exemples analytiques à la fois divers (même s’il faudra nécessairement faire appel aux œuvres du programme) et pertinents : profitez de votre été pour élargir vos connaissances, découvrir certaines des œuvres ci-dessous (parfois très célèbres et donc incontournables) et réfléchir sur leur portée… et sur les récits brefs !

• Marguerite de Navarre, L’Heptameron.
• Nouvelles galantes du XVIIe siècle (Paris, GF Flammarion, 2004)
• Charles Perrault, Contes.
• La Bruyère, Les Caractères (on se demandera lesquels sont des récits, et selon quels critères)
• Madame de Sévigné, Lettres (même remarque)
• Voltaire, Zadig, Micromegas, l’Ingénu ...
• Stendhal, Chroniques italiennes.
• Nodier, Smarra, La Fée aux miettes.
• Nerval, Sylvie.
• Flaubert, Trois Contes.
• Barbey d’Aurevilly, Les Diaboliques.
• Villiers de l’Isle Adam, Contes cruels.
• Claudel, Connaissance de l’Est.
• Michon, Vies minuscules.
• Régis Jauffret, Microfictions.

On peut élargir son horizon à quelques auteurs étrangers comme J.-L Borges, J. Cortazar, D. Buzzati, E. A. Poe, R. Carver… Et pour celles et ceux qui n’ont vraiment pas de temps à perdre, un site Internet entièrement dédié à la « littérature courte » : https://short-edition.com/fr/.

C. Lectures théoriques et critiques.

- Sur le récit en général

• Gérard Genette, « Discours du récit », étude originellement publiée en 1972, à lire au choix dans Discours du récit, Seuil, coll. « Points Essais », 2007 (qui contient l’étude « Discours du récité » et Nouveau discours du récit, pas indispensable dans la perspective du concours), ou bien dans Figures III, Seuil, coll. « Points Essais », 2018 (qui contient plusieurs études générales, notamment sur Proust, qui n’est pas exactement un adepte du récit bref)
• Pour une synthèse des notions de narratologie forgées par Genette, on peut aussi lire un manuel tel que celui d’Yves Reuter, L’Analyse du récit, Armand Colin, 128, nombreuses rééditions, la dernière en 2016.

- Sur les formes brèves en général

• Alain Montandon, Les Formes brèves, Hachette supérieur, « Contours littéraires », 1992 (l’épigramme, le proverbe, la sentence, la maxime, l’aphorisme, le fragment, l’anecdote…)
• André Jolles, Formes simples, Seuil, « Poétique », 1972 (à feuilleter en bibliothèque)
• Cahiers du Forell n° 1, « De la brièveté en littérature » : http://09.edel.univ-poitiers.fr/lescahiersforell/index.php?id=88

- Sur « Le récit bref » en particulier

• Jean-Pierre Aubrit, Le Conte et la Nouvelle, Paris, Armand Colin, « Cursus lettres », rééd. 2002.
• Florence Goyet, La Nouvelle : 1870-1925. Description d’un genre à son apogée, PUF, 1993.
• Daniel Grojnowski, Lire la nouvelle, Bordas, 1992.

- Sur « La représentation littéraire »

• Nadine Toursel, Jacques Vassevière, Littérature : 150 textes théoriques et critiques, Armand Colin, coll. « Cursus », Première partie, Chapitre 3, « L’œuvre et le réel ».
• Alexandre Gefen, La Mimèsis, GF-Flammarion, collection « Corpus ».
• Antoine Compagnon, Le démon de la théorie, chapitre 3 (« Le monde »), Points essais.
• Littérature et réalité, Seuil, Points essais. Particulièrement les articles de Roland Barthes, Michael Riffaterre et Philippe Hamon.
• Gérard Genette, « Vraisemblance et motivation » dans Figures II.
• Jacques Rancière, La parole muette, Fayard.
• Aristote, La Poétique, Librairie générale française, 1990 ; consulter également la très importante traduction de J. Lallot et R. Dupont-Roc dans la collection « Poétique » parue en 1980.
• Eric Auerbach, Mimesis, Gallimard, coll. Tel, 1977 (à consulter en bibliothèque).

- Sur « L’œuvre littéraire, ses propriétés, sa valeur »

• Antoine Compagnon, Le Démon de la théorie, chap.7 « La valeur ».
• Nadine Toursel, Jacques Vassevière, Littérature : 150 textes théoriques et critiques, Armand Colin, coll. « Cursus », Première partie : « Qu’est-ce qu’une œuvre littéraire ? » & Troisième partie : « Le destin de l’œuvre : Qu’est-ce qu’un classique ? »
• Jean-Paul Sartre, Qu’est-ce que la littérature ? (Folio Essais, 1947).
• Barthes, Le Degré zéro de l’écriture, 1953 (et notamment « Qu’est-ce que l’écriture ? » ; « L’artisanat du style » ; « l’Utopie du langage »)
• Barthes, Le plaisir du texte, 1973.
• Michael Riffaterre, La Production du texte, Seuil, coll. Poétique, 1979.

Sandrine COSTA-COLIN et Florian PENNANECH