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Approche des Sciences Humaines : présentation de l’épreuve

mercredi 11 juillet 2018, par Sandrine

L’épreuve de culture générale ne donnant plus satisfaction depuis quelque années (trop complexe et peu lisible, socialement discriminante), le jury de l’ENS de Lyon a entamé une réflexion pour la faire évoluer et a choisi de lui substituer une nouvelle épreuve qui reste commune aux séries Lettres et Arts, Langues vivantes et Sciences humaines.

Le but de cette épreuve est de permettre au candidat à l’ENS de Lyon, quelle que soit son origine, de se constituer une culture, non pas seulement « générale », mais en lien avec la formation intellectuelle qu’il reçoit et l’identité de l’école qu’il prépare. En d’autres termes, le jury souhaite que cette épreuve amène chaque candidat à lire un certain nombre d’ouvrages de référence en lettres et sciences humaines. Ce
bagage doit lui permettre de mieux se préparer à chacune des autres épreuves du concours, mais aussi d’avoir un premier contact avec des ouvrages de recherche qui ont marqué les disciplines de lettres et sciences humaines.

Le programme :
L’épreuve reposera sur un programme limité d’œuvres à lire, renouvelable par moitié tous les deux ans.
Le programme 2012 comptera 6 ouvrages.

Descriptif de l’épreuve :
• Durée de l’épreuve : 1 h de préparation ; 25 minutes devant le jury (environ 10 mn d’exposé, environ 15 mn d’entretien avec le jury).
• Nature de l’épreuve : le candidat tire au sort un texte extrait d’un des ouvrages au programme. Il prendra appui sur ce texte pour en proposer une approche problématisée (environ 10 mn) qui introduira une discussion avec le jury (environ 15mn).
• Composition du jury : le jury sera composé d’un enseignant relevant de chacune des trois séries concernées par l’épreuve (Lettres et Arts, Langues vivantes, Sciences humaines).

Attendus :
Cette épreuve ne doit pas faire l’objet d’une préparation en khâgne qui risquerait de desservir le candidat plutôt que de le favoriser. Le jury n’attend pas du candidat, dans les dix minutes qui lui sont imparties, une analyse minutieuse et académique de l’extrait proposé, ni la récitation d’une fiche de lecture. Il attend au contraire que le candidat, prenant appui sur l’extrait qui lui aura été proposé, rende compte de façon argumentée et personnelle de la réception qui est la sienne de l’ouvrage, de son
propos, de sa méthode, du mode d’approche de son objet. Il appartiendra donc au candidat, à partir de l’extrait qui lui aura été proposé, de déterminer l’angle d’attaque le plus pertinent pour construire son exposé.

Le jury souhaite engager ensuite avec le candidat une discussion libre et ouverte. Il n’entend pas ouvrir un débat de spécialistes, mais mesurer la qualité de la lecture critique effectuée par la candidat, apprécier sa compréhension du livre, de ses enjeux et de ses démarches, discerner l’évaluation qu’il produit de cet ouvrage comme lieu et mode d’interrogation et de compréhension du monde et des sociétés.

Dans le cadre de la restructuration du paysage de l’enseignement supérieur, et, plus précisément pour nous, dans le cadre de la mise en place de la BEL et de l’élargissement des débouchés pour les khâgneux, il est essentiel que les candidats aient une vision claire de la spécificité de chacune des écoles auxquelles ils
peuvent prétendre. Par cette épreuve spécifique, L’ENS de Lyon souhaite rendre à la lecture d’ouvrages de lettres et sciences humaines toute la place qui leur revient dans une solide formation littéraire. Elle entend ainsi contribuer à ce que l’ensemble des khâgneux, quel que soit le métier auquel ils se destinent, acquièrent une meilleure compréhension de ce qu’est le travail et le rôle de l’intellectuel et du chercheur en lettres et sciences humaines, et souhaite que ses futurs élèves soient pleinement conscients de la nature de la formation qui leur sera dispensée et des métiers auxquels elle les prépare.